dicembre 30, 2010

La questione sionista ed il Vicino Oriente. – Documentazione tratta dal “Journal de Genève”: b) Cronache dell’anno 1948.


Home della «Questione sionista»
Il “Journal de Genève” è così presentato nel suo proprio sito: «Fondé par James Fazy, le quotidien suisse paraît le 6 janvier 1826 et son dernier numéro est daté du 28 février 1998. Le quotidien milite dès ses débuts en faveur d’un libéralisme à visage humain. Il plaide pour le suffrage universel et la liberté de la presse. La collection complète représente 550'000 pages imprimées équivalant à 2'000'000 articles». L’archivio svizzero abbraccia 200 anni. Assumendo per questa testata come anno di partenza il 1948, seguiamo un metodo ora diacronico ora sincronico, raccordandolo con quello sincronico generale iniziato dall’anno 1921. Cercheremo di evitare appesantimenti nel Lettore, celandogli le problematiche della ricerca, ma agevolandogli per quanto possibile la navigazione in tutto l’ipertesto.

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LA QUESTIONE SIONISTA
E IL VICINO ORIENTE
Home
tratta dal quotidiano “Journal de Genève”


ƒ1948
1882 1947   ↔   1949 1950

Anno inizio spoglio: 1948.
Journal de Genève: 1882 - 1883 - 1884 - 1885 - 1886 - 1887 - 1888 - 1889 - 1890 - 1891 - 1892 - 1993 - 1894 - 1895 - 1896 - 1897 - 1898 - 1899 - 1900 - 1901 - 1902 - 1903 - 1904 - 1905 - 1906 - 1907 - 1908 - 1909 - 1910 - 1911 - 1912 - 1913 - 1914 - 1915 - 1916 -1917 - 1918 - 1919 - 1920 - 1921 - 1922 - 1923 - 1924 - 1925 - 1926 - 1927 - 1928 - 1929 - 1930 - 1931 - 1932 - 1933 - 1934 - 1935 - 1936 - 1937 - 1938 - 1939 - 1940 - 1941 - 1942 - 1943 - 1944 - 1945 - 1946 - 1947 - 1948 - 1949 - 1950 - 1951 - 1952 - 1953 - 1954 - 1955 - 1956 - 1957 - 1958 - 1959 - 1960 - 1961 - 1962 - 1963 - 1964 - 1965 - 1966 - 1967 - 1968 - 1969 - 1970 - 1971 - 1972 - 1973 - 1974 - 1975 - 1976 - 1977 - 1978 - 1979 - 1980 - 1981 - 1982 - 1983 - 1984 - 1985 - 1986 - 1987 - 1988 - 1989 - 1990 - 1991 - 1992 - 1993 - 1994 - 1995 - 1996 - 1997 - 1998.





Cap. 1

Top supra ↑ 2.1.1948 ↓ infra ⇒

Le grand muphti est reçu
par le premier ministre égyptien

Journal de Genève,
Venerdi - N° 247
4 settembre 1921, p. 4

Le Caire, 2. – (A.F.P.) Le grand-muphti de Jèrusalem a été longuement reçu par le premier ministre Nokrachy Pacha. On a beaucoup remarqué l’air préoccupé et mécontent du muphti aprè cet entretien. Avant le muphti, le président du Conseil avait reçu le conseiller pour les affaires d’Orient de l’ambassade britannique au Caire sir Ronald Campbell qui va partir pour Londres. On attribue ces entretiens u désir anglais de se débarrasser au plus tôt de ses responsabilités en Palestine pour le passer aux N. U. avant même la date prévue pour l’expiration du mandat. La Grande-Bretagne considérait qu’il devient de plus en plus difficile d’assurer l’ordre avec les forces dont on dispose.

Cap. 2

Top supra ↑ 11-12-1948 ↓ infra ⇒

La situation internationale
par René Payot

Journal de Genève,
Sabato e Domenica, N° 289
11-12 dicembre 1948, p. 4

…Quant à la question palestinienne, elle n’a marqué aucun progrès. Aussi n’est-il pas étonnant que le roi de Transjordanie ait profité de cette carence pour déclarer que la Palestine serait réunie à son pays, il assure qu’un congrès, réuni Jéricho, l’a sollicité de faire ce geste, et il ajoute que, le moment venu, il réglera le problème palestinien; des conversations à ce sujet int déjà été engagées entre son gouvernement et des délégués juifs.

On n’ignore point que depuis longtemps le roi Abdullah caressait l’espoir d’annexer la partie arabe de la Palestine, et qu’il n’était point hostile à l’existence d’un Etat d’Israël. Il se sépare ainsi nettement des autres pays arabes comme l’Egypte et l’Irak, ce qui démontre le peu de consistance de la fameuse Ligue arabe, dont le secrétariat général est au Caire. Mais Abdullah, qui est ambitieux et par surcroit protégé par les Anglais, se soucie avant tout de ses propres affaires, et, d’ailleurs, il possède l’armée la plus forte. S’il peut s’entendre directement avec les juifs, on le féliciterà d’avoir résolu le problème palestinien, mème si cela devoit causer un peu de mauvaise humeur à toutes les Puissances et à tous les médiateurs qui ont vainement essayè de lui trouver une solution. Lorque les voisins se querellement, l’intrusion des tiers ne donne généralement pas de bon résultats…

Cap. 3

Top supra ↑ 31.12.1948 ↓ infra ⇒

Combats en Terre Sainte
Journal de Genève,
Venerdi - N° 305-1
31 dicembre 1948, p. 1

On espérait que la trêve serait respectée en Terre saint. Il n’en fut, hélas! rien, et les combats ont repris aussi bien dans le Negev qu’à Jérusalem. Il est difficile, dans l’état actuel des informations, de dire qui porte la responsabilité de la rupture de la trêve imposée par les Nations Unies. Il semble que l’un et l’autre des camps veuillent pratiquer la politique la politique du fait accompli, qui a dejà si bien réussi aux Juifs, et dont les Arabes voudraient aussi profiter à leur tour. Le Conseil de securité a été saisi de ces violations, notamment par le ministre des Affaires étrangères d’Egypte, qui demande sa convocation immédiate.

La région contestée du Negev avait èté attribué à l’Etat d’Israel par le plan de partage élaboré par l’O.N.U. en novembre 1947. On peut se demander quel interét présente la possession de ce territoire. Renferme-t-il des ressorces encore inexploitée, en particulier du pétrole, ou peut-être un mineral plus précieux encore depuis la découverte et la fabrication d’armes nouvelle? Quoi qu’il soit, la lutte se fait âpre, et aucun des partis ne paraît disposé à céder, ce qui laisse supposer que ce n’est pas seulement le prestige qui est en jeu, mais des intérêt matériels ou stratégiques de première importance.

Devant la recrudescence des combats, la Ligue arabe a demandé à ses membres de se remettre en campagne. On sait que des différends ont surgi entre les adherents de ce groupement, qui ne poursuivent pas tous le même but dans cette affaire de Palestine. La Transjordanie et l’Irak, dont les étroites relations avec l’Angleterre ne coincident pas avec la politique générale des autres Etats arabes, et surtout de l’Egypte semblent vouloir faire cavaliers seule. Le roi de Transjordanie a proclamé sa volonté de se faire couronner roi de Palestine, et il serait tout prêt a négocier et à s’entendre avec les Juifs. On en a eu premier indice dans la nomination d’un nouveau muphti de Jerusalemme, en remplacement de celui dont les sympathies pour les Puissances de l’Axe étaient si évidentes pendant la guerre qu’il s’était réfugié à Berlin. Il y a là, sans aucun doute, un indice certain qu’un arrangement est possible entre Israël et la Transjordanie, solution à laquelle la Grande-Bretagne n’est pas étrangère.

En face du clan tranjordano-irakien, l’Egypte poursuit une politique d’opposition. Elle voudrait gagner à ses vues le reste du monde arabe, mais se heurte à de l’indifférence, calculée ou réelle, de la parte de ses partenaires. A l’appel visant à la reprise des hostilités, l’Iran après l’Arabie séoudite, la Syrie et le Yemen, a répondù en posant comme conditions que les armées combattantes soient réunies sous un commandement unique et que l’Egypte proclame qu’elle n’a aucune visée territoriale en Palestine. L’Egypte pourra-t-elle accepter ces conditions, alors qu’elle recherche manifestement un succès de prestige et qu’elle risque de voir le Soudan lui échapper complètement? Un gain territorial sur sa frontière Est corrigerait la fâcheuse impression qu’a pu susciter dans l’opinion publique égyptienne la façon dont a été conduite jusqu’à maintenant la campagne palestinienne. De plus, le commandement unique ne saurait être logiquement que transjordanien, le seul qui ait combattu conformément aux règles de la stratégie moderne.

Les intrigues et les manoeuvres sont donc nombreuses dans le campe arabe, et les Juifs profitent évidentement de ces divergences. Ils béneficient, eux, du commandement unique. Leur cause est soutenue de l’étranger par leurs coreligionnaires et par de puissants Etats. Les Etats-Unis et la Russie ont reconnu l’Etat d’Israël et le Canada vient de déclarer qu’il prenait acte de son existence de facto. De plus, les Israéliens ont animés par une foi patriotique et une ardeur (de’autant plus violente qu’elle est celle de néophytes) qui font défaut à leurs adversaires. L’Etat d’Israël ne disparaîtra plus de la carte. C’est ce que les Transjordanies réalistes semblent avoir compris.

L’affaire palestinienne n’a donc pa pu être localisée et elle devenne immédiatement un élément de la politique mondiale. Mais elle a fait des victimes innocentes en grand nombre: les réfugiés palestiniens. Il s’agit essentialment d’Arabes qui ont quitté leur lieu de résidence habituel pour échapper aux combats ou à l’autorité des Juifs et qui se sont répandus dans les territoires limitrophes. La reprise des combats a augmenté l’etendue de leur malheur, et les dépêches récentes annoncent que 120.000 d’entre eux fuient la région de Gaza et se dirigeant vers l’Egypte, obstruant les routes et entravant les mouvements des troupes. On ne peut les abandonner à leur sort si précaire. Le Comité international de la Croix-Rouge à Gènève leur apporte des secours depuis plusieurs dejà, avec l’aide de diverses sociétés nationales de la Croix-Rouge. Son assistance a revêtu surtout un caractére sanitaire et médical, mais elle est limitée. Il faut aussi nourrir et vêtir ces malhereuse. C’est le devoir que s’est imposé l’O.N.U., qui a lancé un appel aux Etats membres de l’Organisation et oui estime à une trentaine de millions de dollars la somme nécessaire pour une action de secours de neuf mois. La distribution de ces secours a été confiée au Comité international, à la Ligue des Sociétés de Croix-Rouge et aux réfugiés. C’est un problème de conscience humanitaire que le monde se doit de résoudre rapidement.

René Bovey





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